Pourquoi j'ai choisi le vivant?
Héritière d'une autosuffisance familiale

J’ai grandi dans une famille profondément attachée à l’autosuffisance et au respect du vivant.
Chez nous, chaque geste portait un sens : jardiner, transformer les récoltes, récolter les fruits du verger, conserver les aliments, pêcher et distribuer autour de nous… Tout cela faisait partie d’une même philosophie : vivre en harmonie avec la nature, avec patience, gratitude et sobriété.
Je me revois encore cueillir les prunes Reine-Claude au jardin, sentir l’odeur des plats de ma mère dans la cuisine, passer des heures à transformer les fruits de notre verger.
Ces moments simples m’ont appris que le monde n’est pas fait de compartiments séparés : tout est interconnecté — le sol, les plantes, les insectes, les humains.
Ces racines-là ont façonné ma vision du monde.
Elles m’ont transmis la valeur de l’entraide, de la résilience, de la collaboration… et cette conviction intime que la nature est un modèle de sagesse et d’équilibre.
Et pourtant, malgré cet ancrage profond, la vie m’a conduite loin de cette évidence.
Une parenthèse douloureuse dans l’industrie
À l’entrée dans l’âge adulte, j’ai fait ce que beaucoup considèrent comme le “bon choix” : intégrer l’industrie, trouver un emploi stable, bâtir une carrière tracée d’avance.
Je me suis retrouvée dans un univers où tout tournait autour de la productivité, du rendement, de la rapidité. Un monde où la surconsommation, le gaspillage et l’indifférence envers la nature semblaient faire partie du paysage.
Très vite, j’ai senti une dissonance profonde.
Je m’éloignais de mes valeurs, de mes racines, de ce qui m’avait construite.
Chaque jour passé dans cet environnement me vidait un peu plus.
J’avais l’impression de m’éteindre, d’abandonner la part de moi qui croyait en la simplicité, en la beauté du vivant, en la responsabilité que nous avons envers notre environnement.
Puis un jour, après un troisième épuisement, j’ai compris que je n’avais plus le choix : soit je continuais à me perdre, soit je décidais enfin de me retrouver.

Le retour à mes valeurs: retrouver la vie qui m’anime

Ce moment de rupture a été brutal… mais salutaire.
Il m’a obligée à me poser, à réfléchir, à écouter ce que je n’écoutais plus depuis longtemps.
J’ai réalisé que ce qui me faisait vibrer depuis toujours, c’était :
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préserver le vivant,
-
transmettre un savoir-faire utile,
-
accompagner des familles vers une autonomie alimentaire et écologique,
-
créer des lieux en harmonie avec les écosystèmes,
-
contribuer à un avenir plus simple, plus juste et plus durable.
J’ai compris que mon rôle n’était pas dans l’industrie.
Mon rôle était dans la transmission, dans la résilience, dans l’accompagnement.
Dans la création de lieux qui nourrissent autant le corps que l’esprit.
Ce retour aux sources m’a ramenée à ma véritable mission : prendre soin du vivant et aider les autres à en faire autant — pour eux, pour leurs enfants, pour les générations futures.
La naissance d’Autosuffisance pour l’Avenir
C’est ainsi qu’est née Autosuffisance pour l’Avenir.
Mon entreprise, ma petite dernière, mais aussi un prolongement de mon histoire familiale, de mes valeurs et de mon engagement profond.
Avec Autosuffisance pour l’Avenir, je ne propose pas seulement des aménagements écologiques, des potagers nourriciers, des forêts comestibles ou des systèmes d'énergie low-tech adaptés au climat du Québec.
Je propose une manière de se reconnecter :
-
à la nature,
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à soi-même,
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à la simplicité,
-
à une forme de liberté.
Chaque projet que j’accompagne est un acte de résistance face à un modèle qui détruit plus qu’il ne nourrit.
Chaque terrain que je transforme est une petite victoire pour le vivant.
Chaque famille que j’aide à tendre vers l’autosuffisance contribue à bâtir un Québec plus résilient, plus autonome, plus conscient.

Pourquoi le vivant ?

Parce que le vivant est ce qui nous relie.
Du plus petit insecte aux arbres centenaires, du compost à nos assiettes, du sol à nos enfants, tout n’est que cycles, transformations, transmissions.
Choisir le vivant, pour moi, c’est choisir :
-
l’espoir,
-
la résilience,
-
la beauté,
-
la simplicité,
-
l’avenir.
C’est croire profondément que chaque geste compte.
Que chaque potager, chaque haie comestible, chaque récupérateur d’eau, chaque forêt nourricière plantée aujourd’hui peut changer demain.
Mon chemin n’a pas été linéaire.
Mais il m’a menée exactement là où je devais être :
au service du vivant, de l’autonomie et d’un avenir plus résilient pour nos enfants.
C’est pour cela que j’ai choisi le vivant.
Et c’est pour cela que je vous accompagne aujourd’hui.

